créations

Spectacle dédié à toutes celles et à tous ceux qui ont accepté de se souvenir, ainsi qu’à celles et ceux qui en ont été empêchés.
Qui ne travaille pas ne mange pas expose, sur le mode de la revue, le destin d’artistes détenus qui ont pratiqués le théâtre dans les camps staliniens.
On faisait du théâtre au Goulag, sous le contrôle du Département culturel et éducatif, pour rééduquer les détenus et leur apporter un loisir culturel, mais aussi pour divertir la direction.
Qui ne travaille pas ne mange pas repose sur un long travail de recherches sur les lieux d’anciens camps, dans les archives et la littérature concentrationnaires, et auprès d’anciens détenus qui ont pratiqué le théâtre au Goulag et qui ont accepté de témoigner et de se laisser interviewer.
Construit comme une revue de variété où les numéros se succèdent, le spectacle ne s’appuie que sur des faits réels et des figures qui ont existé.
Il raconte ce que fut le théâtre au Goulag en suivant le parcours de détenus depuis leur arrestation jusqu’après leur libération et en montrant les mécanismes du théâtre au goulag (audition, numéro d’agit-prop, répétition, représentation) sans oublier l’amour.
La musique y occupe une grande place, empruntant au répertoire de l’époque (chants patriotiques, opérette soviétique, folklore du Goulag, jazz) tout en intégrant des sonorités contemporaines. Tous les interprètes chantent ou jouent d’un instrument, formant ainsi un orchestre à géométrie variable.
La revue, à travers ses différents styles de théâtre, use de formes très simples comme de technologies contemporaines (numériques). La scénographie et les projections vidéo recyclent l’art révolutionnaire et le réalisme soviétique et détournent les codes de propagande de l’époque.
Assistanat à la mise en scène : Katia Grosse-Ponomareva
Musique : Fred Costa et Frédéric Minière
Scénographie : Chloé Fabre
Construction : Ivann Le Gall
Lumières : Michel Bertrand
Vidéo :
Olivier Heinry
Création Costumes : Julie Scobeltzine
Réalisation : Misa Ishibashi, Marie Bjerrum
Son : Samuel Pajand
Direction technique : René Rey
Chorégraphie :
Anatoli Vlassov
Variations verticales : Pierre Demoy, Charles Santreuil, Cyril Dupont
Effet aérien : Haut + Court
Film d’animation : Martin Depaule et Mabel Octobre
Stagiaire mise en scène : Thomas Cepitelli
Stagiaire scénographie : Pauline Berger
Stagiaire vidéo : Sarah Pignier
Stagiaire costumes : Clémentine Anglade
Avec :
Fred Costa
Pierre Giraud
Narmé Kaveh
Joséphine de Meaux
Frédéric Minière
Judith Morisseau
Victor Ponomarev
Ostap Tchovnovoï
Anatoli Vlassov
Avec la participation de Ioudif Séviernaïa et Lazare Chéréchevski et la voix de Cécile Thiéblemont
Chargé de production : Henri Julien (Jules)
Mabel Octobre, Espace Malraux scène Nationale de Chambéry et de la Savoie, Maison de la Culture d’Amiens, Ferme du Buisson scène Nationale de Marne-La-Vallée
Avec l’aide du C.C.A.M. scène Nationale de Vandœuvre-les-Nancy et du Centre Dramatique de Nancy
Avec le soutien de la DRAC Ile-de-France, de la Région Ile-de-France,de la DMDTS (aide à la création), du DICREAM et de la SPÉDIDAM
Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National
Ce projet a bénéficié d’une bourse Villa Médicis Hors les Murs en Russie et de l’aide de l’Ambassade de France à Moscou, de l’AFAA et la DAI
Merci aux très nombreuses personnes et aux institutions qui, en Russie, ont rendu cette aventure possible
Nous remercions aussi :
Le musée d’Ethnographie de Genève, les amis de Mabel, les Acousmates, le Bing Théâtre, Notoire, les films Atari, Fin Avril, les équipes de la Ferme du Buisson et de la Scène Nationale de Chambéry
Jacques Beauregard, Klaus Blasquiz, Fred Brin, Romain Chantereau, Jacques Huepfner, Maria Loura-Estevao, Alexandre Meyer, Béatrice Picon-Vallin, Jacques Pornon, Valérie Pozner, Jacques Ralite, Anne Réjony, Jérôme Saint-Loubert Bié, Julie Salguas, Alexis Toutaï.
L’Humanité, 28.12.2004 | De la réalité au théâtre, du théâtre à la réalité
Libération, 19.11.2004 | Les coulisses du Goulag,
Jean-Pierre Thibaudat
Le Monde, 21.11.2004 | Survivre au Goulag, grâce au Théâtre
Marie-Pierre Subtil
Le Monde, 21.11.2004 | Des éléments simples et poignants
Michel Cournot
L’Express, 08.10.2004 | Théâtres de la cruauté
Laurence Liban
©Judith Depaule
©Robert Jaworski
