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Les enfants de la guerre

Au moins deux millions d’enfants sont morts ces 10 dernières années à la suite de guerres déclenchées par des adultes, qu’ils aient servi de cibles civiles ou qu’ils aient été tués au combat en tant que soldats.

Enfant déplacé en ex YougoslavieComment expliquer les morts d’enfants palestiniens et israéliens et les violences dont ils sont victimes ? Ou la sauvagerie des combattants en Sierra Leone qui coupent les membres des enfants ? Ou l’enlèvement systématique de milliers d’enfants en Ouganda qui vont grossir les rangs des combattants des guérillas et servent d’esclaves sexuels ?

Le nombre d’enfants gravement blessés ou invalides est trois fois supérieur, et ils sont encore plus nombreux à souffrir de maladies, de malnutrition, de violences sexuelles et des privations de l’exode. D’innombrables enfants sont confrontés à l’angoisse de perdre leur foyer, leurs biens et leurs proches. Dans de telles conditions, pratiquement toutes les constantes nécessaires à l’épanouissement des enfants sont gravement perturbées, et les dégâts psychologiques des conflits armés sont incalculables. L’impact des conflits armés sur les enfants est terrifiant : les conflits armés diffusent la destruction et violent les droits des enfants à une échelle encore jamais vue.

L’exploitation criminelle des enfants, et le fait qu’ils soient pris comme cibles dans les conflits constituent une violation non seulement de leurs droits mais aussi des fondements mêmes de la paix et de la sécurité internationales. Lorsque des enfants se voient refuser la possibilité de grandir dans un climat de confiance, de tolérance et de justice, l’espoir d’endiguer les conflits au cours des générations suivantes est en fait très faible. Il est clair par exemple que les caractéristiques de la guerre au Moyen-Orient – attentats suicides à la bombe et embuscades, utilisation d’artillerie lourde et mitraillage par hélicoptère de zones civiles, destructions de maisons au bulldozer, rafles de pères et de frères – contribuent à ancrer chez de nombreux enfants la conviction que la violence est une méthode acceptable de règlement des différends. L’arme est gravée à jamais dans leurs têtes.

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