MÊME PAS MORTE

Vesna est une enfant de la Guerre. Elle a entre 8 et 10 ans. Après avoir fui un pays en conflit, elle se retrouve en lieu « sûr » dans une structure d’accueil d’un pays occidental. Mais pour Vesna les choses « normales » de la vie quotidienne ne veulent pas dire grand chose. Vesna, dotée d’un tempérament vif et impulsif, a contracté pendant la guerre de drôles d’habitudes et une vision du monde dont il lui est difficile de se défaire, elle a développé des facultés que les autres enfants n’ont pas comme de disparaître dans ses rêves, diurnes comme nocturnes. Les adultes qui l’entourent essaient de lui réapprendre à vivre et à oublier la guerre…
Dans le spectacle, Vesna prend la forme d’une marionnette virtuelle 3D en projection vidéo, contrôlée en direct. Elle dialogue avec le public et 2 acteurs, dans des décors virtuels.

spectacle jeune public multimédia
disponible en tournée
durée env. 1h
jauge 200

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intention

Le 20e siècle témoigne d’une barbarie sans précédent. Alors que les conflits du 19e siècle et même la Première guerre mondiale cherchent à épargner les civils, le génocide arménien puis la guerre d’extermination planifiée par les nazis touchent en premier lieu les personnes. Depuis et chaque jour l’actualité prouve que les guerres se font au détriment de la population civile, trop souvent au centre du conflit. Quel est le sort de l’enfant durant ces guerres et quelles sont leurs conséquences sur son développement ? Pédopsychiatres et autres spécialistes se penchent depuis longtemps sur la question et font le constat que les traumatismes perdurent et se transmettent d’une génération à l’autre.

« Les enfants de la guerre : tous nous les avons vus. Grâce aux moyens modernes de communication, nous pouvons voir, presque en temps réel, comment la guerre rattrape les enfants et comment elle les broie. De ceux qui survivent, nous savons qu’ils vont garder des traces peut-être irréversibles. Dans leur corps d’abord, parce qu’ils ont sauté sur des mines, ont été frappés sauvagement à coup de machette. Mais aussi dans tous ces liens familiaux rompus, ou détruits, mais aussi dans toutes ces blessures psychiques qui font désormais partie de leur histoire. », écrit Michel Bertrand, psychanalyste (Les enfants dans la guerre et les violences civiles, L’Harmattan, 1997).

Même pas morte parle de ces traumatismes au travers d’une petite fille de 8-10 ans, Vesna, qui a connu la guerre. Pas une guerre en particulier datée et localisée, mais cette Guerre qui, depuis le 20e siècle, bouleverse l’univers de millions d’enfants, dévorant leur enfance, les confrontant brutalement à la violence et à l’absence, les rendant « vieux » avant l’heure. Il se nourit de films, de littérature (études sur les traumatismes de guerre, souvenirs et journaux de guerre d’enfants) et de rencontres avec des témoins (interviews) qui ont vécu la guerre, enfants.

Même pas morte s’adresse plutôt à un public d’enfants et tente de s’adresser à lui par le biais de technologies attractives (jeux vidéo) promulguées par le marché de la consommation qui tend à toucher un public de plus en plus jeune. Plutôt que de décrier les méfaits des nouveaux outils technologiques, il s’agit de les utiliser à des fins éducatives, en emmenant les enfants sur un territoire connu et référencié.

Vesna prend ici la forme d’une marionnette virtuelle 3D animée en temps réel, figure universelle d’une enfant marquée par le sceau de la Guerre, qui dialogue avec deux acteurs de chair et d‘os sur le plateau et avec le public ». Comment confronter le réel au virtuel ? Jusqu’où l’interaction conduit-elle ? Quel espace, quelle dramaturgie, quelle écriture, quel jeu spécifiques implique-t- elle ? L’animation, comme peut le faire la poésie, ouvre un champ onirique, et, en alternance avec d’autres médias, agit à la manière d’un contrepoint. Elle permet, grâce a son « irréalisation » d’ouvrir un champ distancié, déplaçant le drame et la parole dans un ailleurs où tout est possible, laissant la place au merveilleux.

extrait

VESNA est assise sur son lit et dialogue avec la salle : Bonjour !

Bonjour ! Réponse…

Chuuut !!! faut pas faire de bruit. Il est très tard. Madame Maman et Monsieur Papa dorment. Vous êtes réveillés ? Réponse

Vous êtes vraiment réveillés ? Réponse… Parce que moi j’arrive pas à dormir, si vous êtes d’accord, j’aimerais bien qu’on parle un peu. Vous êtes d’accord ? Réponse… Alors moi, c’est Vesna et ça c’est ma chambre.

Vous savez ce que ça veut dire Vesna ? Réponse… Quoi ? Vous savez pas ?

Vesna, c’est le printemps. Exaltée. Vous savez quand tout dehors se met à revivre, que les oiseaux chantent, qu’il y a des bourgeons et puis des fleurs, cette odeur spéciale qui flotte dans l’air, et qu’on a tout d’un coup envie de sauter et de rire. Elle saute en riant sur son lit, se calme soudainement. Quand je serai grande, je serais infirmière pour soigner tous les blessés du monde. S’adressant à un enfant. Et toi qu’est-ce que tu veux faire ? Réponse…Oui, toi ! Réponse…Tu peux pas parler plus fort ! Réponse…Ouah, ça c’est super. Elle saute en riant sur son lit, se calme soudainement. Ici ce n’est pas mon pays. Dans mon pays, il y a la guerre, vous savez la guerre. Elle simule avec un excès grotesque une fusillade. Rire.

La première fois que ça a explosé, j’ai eu trop peur. Ce jour-là, avec mes copines, on a beaucoup vieilli, on ne voulait plus jouer comme avant, les adultes hurlaient et pleuraient. Après, avec mes copines, à chaque explosion, on montait sur les toits pour regarder, c’était comme des énormes feux d’artifice avec des couleurs tellement belles, des couleurs qu’on voit jamais dans les fêtes. En fait, on savait toujours quand ça allait arriver, parce la terre tremblait à l’avance. Elle se met à trembler, faisant tout tomber autour d’elle et décrochant une étagère qui lui tombe sur la tête. Aie ! Ah, non, c’est pas drôle, ça fait mal !! Aie, aie, aie !

MADAME MAMAN, entrant dans la chambre : Vesna, Vesna, qu’est-ce que tu fais, tu ne dors pas ? Mais qu’est-ce que c’est que ce désordre ? Qu’est-ce qui s’est passé ?

MONSIEUR PAPA, entrant dans la chambre : On verra ça demain, il est très tard, il faut dormir !

VESNA : Bon d’accord, j’éteins la lumière. Elle éteint la lumière. Je dors!

mise en scène

proposition multimédia

personnages
VESNA, marionnette virtuelle manipulée en direct et projetée en vidéo, figurant une petite fille âgée de 8 à 10 ans, réfugiée d’un pays en guerre. Dotée d’un tempérament vif et impulsif, elle a contracté pendant la guerre de drôles d’habitudes et une vision du monde dont il lui est difficile de se défaire, dont la faculté de disparaître dans ses rêves, diurnes comme nocturnes.

MADAME MAMAN, mère d’adoption
MONSIEUR PAPA, père d’adoption

Vesna et ses parents d’adoption conversent en français. Vesna parle une langue étrangère imaginaire dans ses moments de crise ou quand elle a des visions, mue par la peur. Cette langue est constituée d’un mélange de plusieurs langues existantes (bosniaque, géorgien, arabe, hébreu), mixée entre elles (Ircam – Centre pompidou – équipe Analyse Synthèse).

décors
L’action se passe dans l’appartement de MADAME MAMAN et MONSIEUR PAPA, famille d’accueil aisée d’un pays européen en paix. La pièce se déroule dans la chambre de VESNA, dans la salle de bain et la cuisine, ainsi que dans les couloirs de circulation qui les relient. Tous les décors sont virtuels et projetés en vidéo sur un tulle au premier plan et sur un écran de rétroprojection à l’arrière plan. Les acteurs évoluent entre les deux surfaces de projection, ouvrant un espace scénique à trois dimensions. La lumière joue un rôle primordial dans l’organisation de l’espace scénique et dans la rencontre entre l’espace virtuel créé par les projections et l’espace « réel » du plateau.

Le premier écran (tulle) permet de laisser passer la lumière et de découvrir, par transparence, l’arrièrescène ; il accueille la projection du personnage de Vesna, les éléments de décor de premier plan (le lit dans la chambre de Vesna, la baignoire dans la salle de bain, la table dans la cuisine), et les visions de Vesna et ses rêves. L’écran de fond, en rétroprojection, sert de support aux décors vidéo.

niveaux de narration
• Le monde « réel », partagé par VESNA et ses parents : temps réel, projection 3D et 2D/bande son réaliste/gestuelle du quotidien.

• Les visions, réminiscences de la guerre que seule Vesna voit en complicité avec les spectateurs : projection 2D/bande son cartoon + ondes Martenot/
gestuelle du traumatisme.

• Les crises de VESNA qui entraînent chez elle des transformations physiques improbables, propres
aux personnages virtuels : projection 3D – fractales/distorsion sonore aux ondes Martenot/distorsion physique.

• Les rêves de VESNA quand celle-ci dort : projection 2D – animation traditionnelle/ondes Martenot/ gestuelle des rêves propre aux techniques d’animation 2D.

marionnette virtuelle
Le personnage de Vesna, matérialisé par une marionnette virtuelle 3D au rendu graphique 2D, réunit à la fois les caractéristiques (physiques et psychiques) d’une « vraie » petite fille et celles d’un personnage animé aux comportements fantasques et transformations irréalistes (déformations physiques, changements de couleur et d’apparence selon les émotions qui l’assaillent et les crises qui la traversent). Le personnage, en proie à des sentiments très changeants, a un mode d’expression outrancier, une gestuelle dynamique précisément chorégraphiée.

processus de création
1- Création graphique et dramaturgique, constitution d’un vocabulaire gestuel.
2- Modélisation 3D sous Blender (outil de modélisation et d’animation 3D, open source).
3- Animation de la marionnette sous Blender
4- Développement et paramétrages de la marionnette sous Game Blender (moteur de jeu vidéo) pour ce qui concerne ses émotions, ses changements d’apparence, ses postures, sa dynamique et son positionnement dans l’espace.
5- Travail graphique sur le rendu en temps réel du personnage pour retrouver un aspect graphique 2D à partir d’un maillage 3D.

manipulation en temps réel
La marionnette est manipulée en temps réel avec MaxMSP, permettant une interaction réelle avec les acteurs sur scène et les spectateurs.Toutes les actions de la marionnette sont découpées en de courtes séquences, dont un certain nombre commencent et se terminent par des “positions-clés” permettant de les relier entre elles, à la manière des dominos que l’on associe par correspondance, dans un ordre qui diffère d’une représentation à l’autre selon le jeu des acteurs et les réactions du public. La marionnette parle grâce à des séquences préenregistrées couplées aux séquences d’animation, qui elles aussi peuvent varier d’un soir à l’autre. Son visage et sa bouche sont animés et en cohérence avec la parole. À tout moment il est possible de reprendre l’animation de la tête (casser l’animation existante) avec un space navigator, ainsi que ceux des traits du visage. Le contrôle de la marionnette et des décors permet par extension de contrôler l’action scénique, donc de faire de la mise en scène en temps réel.

bande son
En dehors de la parole, Vesna interagit avec les éléments du décor et des accessoires et produit des sons. Le décor lui-même a ses propres sons. Tout cet univers sonore, sur le mode de la bande son, sera préalablement préparé et associé aux images. À l’identique, mais sur un mode non réaliste, les visions et les crises du personnage seront également sonorisées.

musique
La musique est réservée au monde des rêves qui revient à trois reprises dans la pièce, ainsi qu’au monde imaginaire de Vesna (crises, visions, jeux) La musique recourt aux ondes Martenot, jouées en live et diffusées directement. Elle intervient comme une illustration sonore à la manière des accompagnements musicaux des films muets, composée à partir d’improvisations travaillées et structurées préalablement en studio. Les ondes Martenot, instrument électronique inventé par Maurice Martenot en 1928, sont dotées d’un clavier flottant qui permet des variations microtonales et d’un dispositif formé d’une bague actionnant un ruban qui, en se déplaçant au-dessus du clavier, permet un jeu en glissando. Si les ondes produisent naturellement des sons éthérés, elles offrent aussi des timbres différents et plusieurs rendus de diffusion possibles grâce à des haut-parleurs spéciaux (munis de ressorts réverbérants ou de cordes sympathiques). Les ondes permettent ainsi une palette de sons extrêmement variés et sont particulièrement appréciées du monde de l’animation pour sonoriser les films.

lumière
La lumière dépend de la vidéo. Elle suit, dans une partition très précise, celle de la vidéo à laquelle elle est asservie. En relation étroite et en synchronisation parfaite avec la vidéo (communication OSC), la lumière est entièrement gérée par une interface informatique LanBox LCX/LC+edit. Elle définit l’espace scénique et lui confère plusieurs dimensions, elle fait apparaître et disparaître les acteurs. Étant donné la complexité du dispositif, l’asservissement de la lumière permet beaucoup plus de souplesse qu’une régie traditionnelle. La lumière est prolongée à l’intérieur des décors virtuels et répond aux mêmes contraintes (mêmes orientations des sources, qualité de la lumière liée aux atmosphères diurnes ou nocturnes et à la spécificité des décors projetés (couleurs)).

équipe

conception, mise en scène, voix, régie marionnette Judith Depaule

coordination technique, programmation Thomas Pachoud, assisté de Louise Pequignot

régie vidéo temps réel Martin Rossi

graphisme, modélisation et animation de la marionnette, des décors, du rêve 2 Clément Bigot, Nicolas Fuminier, Anaëlle Moreau, Thomas Poulain

animation 3D Zyriab Hamadouche, Anthony Le Saoût, Olga Lopina, Julien Raffard, François Ruiz, Magnouly Souvannavong, José Franklin Vasquez Perdomo, Jocelyn Violant

rendus graphiques, visuels Géraldine Cugnière

animation rêve 1 Angèle Chiodo, Morgane Le Pechon, Cerise Lopez

animation rêve 2 Nicolas Fuminier, Anaëlle Moreau

animation rêve 3 Anaïs Caura, Adrienne Nowak

bande son Hervé Allouch, Laurent Dailleau, Nicolas Deflache, Julien Fezans, Corentin Lebon, Xavier Rémy, Antoine Villette

langue imaginaire Pierre Lanchantin, Christophe Veaux (Ircam – Centre pompidou – équipe Analyse Synthèse)

musique Nadia Ratsimandresy (ondes Martenot)

lumières Loïc Savina et Maïka Knoblich

costumes, poupée Misa Ishibashi

régie générale Cyril Gouard ou Julien Fezans

avec Fabien Audusseau, Charlotte Ramond, Nadia Ratsimandresy ou Augustin Viard (ondes Martenot) et Vesna (marionnette virtuelle)

et la participation de Thomas Cepitelli (dramaturgie) ; Adèle Costa (voix témoin, modèle marionnette, dessin) ; Pascal Vannson (direction voix) ; Andréa Wesfreid (danse) ; Robert Benett (consultation mouvement) ; Bruno Pocheron (lumières) ; Denis Eyriey, Alain Gintzburger, Judith Morisseau (jeu) ; Adrien Lourdelle, Emilie Lourdin (Blender) ; Naailah Aly, Angélique Massard, Nathalie Morin, Ségolène Naline, Grégoire Tarizzo (recherches motion capture)

production

Mabel Octobre (compagnie conventionnée par la DRAC et la Région Ile-de-France)

coproduction Arcadi (Action régionale pour la création artistique et la diffusion en Île-de-France), Théâtre de Saint Quentin en Yvelines – scène nationale, Confluences

avec la participation du Ministère de la culture et de la communication – DICREAM

avec le soutien du Conseil Général des Yvelines et du Fonds dʼInsertion pour Jeunes Artistes Dramatiques, D.R.A.C. et Région Provence-Alpes-Côte dʼAzur

avec lʼaide de la Spédidam, de la mairie de Paris et du Fonds de développement de la création théâtrale contemporaine

en partenariat avec la Ferme du Buisson (résidence de recherches et de création) – scène nationale de Marne-la-Vallée, lʼENSAD – Ecole nationale des arts décoratifs de Paris, lʼEcole dʼingénieurs IMAC – image multimédia audiovisuel communication, 3IS – Institut international de lʼimage et du son, Labomédia, didascalie.net, compagnie des Colis-bruits

résidence de création La Chartreuse lez Avignon – centre national des écritures du spectacle, Théâtre Dunois, La Nef

remerciements

Mimoun Allouch, Thornike Gordadze, Elise Herszkowicz, Valérie Joly, Bernard Pachoud, Théâtre de la Bastille, Fanny Fezans

 

  • SAISON 2012-2013

 
Scène Nationale de Macon
Macon (71)
le mardi 12 mars 2013 à 14h30
le mercredi 13 mars 2013 à 15h
le jeudi 14 mars 2013 à 9h30
réservations 03 85 22 82 99
 
Comédie de Reims
Reims (51)
le mercredi 22 mai 2013 à 15h
le jeudi 23 mai 2013 à 14h30 et à 19h
le vendredi 24 mai 2013 à 14h30
réservations 03 26 48 49 00
 

  • SAISON 2011-2012

 
Stereolux
Nantes (44)
le 22 janvier 2012 à 16h
réservations 02 40 43 20 43
 
L’Apostrophe – Théâtre des Arts
scène nationale, Cergy (95)
le 04 février 2012 à 17h
le 06 février 2012 à 10h00, 14h30
le 07 février 2012 à 20h30
le 08 février 2012 à 14h30
réservations 01 34 20 14 14
 
Salle Jacques Brel
Gonesse (95)
le 10 février 2012 à 14h30, 21h00
réservations 01 64 73 49 00
 
Théâtre Jean Vilar
Vitry-sur-Seine (94)
le 02 mars 2012 14h30
le 05 mars 2012 à 10h00, 14h30
le 06 mars 2012 à 14h30, 19h00
le 08 mars 2012 à 21h
réservations 01 55 53 10 60
 

  • SAISON 2010-2011

 
Théâtre National de Bretagne Rennes
du 05 avril au 14 avril 2011 (13 représentations)
 
Centre des Arts d’Enghien-les-Bains
Enghein-les-Bains
le 29 mars 2011 (2 représentations)
 
Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines
Saint-Quentin-en-Yvelines (78)
du 15  au 17 décembre 2010 (6 représentations)
 
Le Carré Sainte-Maxime
Sainte-Maxime
07 – 08 décembre 2010
 
Le Cube – Centre de création numérique
Issy-les-Moulineaux (92)
le 14 novembre 2010
 

  • SAISON 2009-2010

 
Théâtre à Châtillon
Châtillon (92)
20 – 21 mai 2010 (3 représentations)
 
Théâtre de Saint Quentin en Yvelines
Saint Quentin en Yvelines (78)
17 – 18 février 2010 (3 représentations)
 
Théâtre Dunois
Paris (75013)
du 27 janvier au 07 février 2010 (10 représentations)
 
La Barbacane
Beynes (78)
le 21 janvier 2010 (2 représentations)
 

Même pas morte Judith Depaule au Cube – Centre de création numérique 7.11.2010

journaux

web

www.originalplatypus.com, Géraldine Grand Colas, 13 février 2009

Original Platypus, Géraldine Grand Colas, 13 février 2009

 

Journal de bord d’Edith Rappoport, une accro de théâtre, février 2010

www.theatredublog.unblog.fr, Françoise du Chaxel, 2 février 2010

www.theatrorama.com, in Théâtre pour enfants, Agathe Parmentier, 02 février 2010

 

revue

revue Confluents de l’Association de la Cause Freudienne – Ile-de-France

texte d’ouverture du café psychanalyse du 21 mai 2010 à Théâtre à Châtillon

ateliers

préparation des classes au spectacle présentation du spectacle, introduction au thème des enfants de la guerre…

ateliers pratique théâtrale, d’écriture et de film d’animation sur des thèmes tels que « Et si demain c’était la guerre?… » (1er degré), « Les enfants et la guerre » (2nd degré), « le passé de Vesna… »

en savoir plus

café psychanalyse

Vendredi 21 mai à 21h30 à l’issue de la représentation
Théâtre à Châtillon


proposé par Judith Depaule, Liliana Salazar-Redon, Bertrand Lahutte, José Rambeau (psychanalystes de l’Association de la Cause freudienne – Ile de France )
autour du thème « l’enfant et la guerre »


« Même pas morte ! », cette formule que l’on peut entendre dans la bouche des enfants jouant aux jeux vidéo les plus guerriers comme dans celle de Vesna, l’héroïne de la pièce, apparaît comme la formule imaginaire propre à venir traiter l’horreur de la guerre et du terrorisme à laquelle un enfant peut être confronté. Ce sera l’occasion de revisiter la théorie freudienne du traumatisme et des névrosés de guerre ainsi que les avancées de Lacan sur la fonction de l’angoisse et sur celle du semblant comme réponse au réel. Ce sera aussi l’occasion d’aborder la question de l’adoption.
Il n’y a pas de prévention ni de pédagogie de l’horreur d’où l’importance à tenir compte de l’affect d’angoisse comme « signal » propre à convoquer le sujet dans son traitement singulier du réel plutôt qu’à vouloir l’en dispenser à tout prix au nom du principe de précaution.
Le débat sera l’occasion de revisiter les théories du traumatisme, de l’angoisse, du rêve (cauchemar) et du symptôme et d’aborder la problématique de l’adoption ou du placement en institution ainsi que la problématique de la prévention systématique.”
(José Rambeau)


lire la suite de l’article de José Rambeau

exposition

Du 27 janvier au 3 février 2010
Bibliothèque MK2 Jeunesse / 128-162 avenue de France Paris 75013
Métro L. 14, Bibliothèque François Mitterrand

Dessins d’enfants de la guerre tirés des livres
- Dessins et destins d’enfants, Serge Baqué ed.Hommes et Perspectives, Martin Média
- Je ne veux plus dessiner la guerre, dessins d’enfants tchétchènes, Médecins du
monde/Esprit frappeur, 2001 Préface : Sophie Shihab et de Frédérique Drogoul (dessins originaux prêtés par Frédérique Drogoul)

goûter-philo

image Café philoDimanche 31 janvier à l’issue de la représentation
Théâtre Dunois, Paris 13

Avec Myriam Revault d’Allonnes auteur de l’ouvrage Pourquoi les hommes font-ils la guerre ? et directrice de la collection Gallimard-Jeunesse Chouette Penser !

workshop

Sous la direction du metteur en scène Judith Depaule et de son coordinateur technique Thomas Pachoud, devenez le temps de cet atelier les acteurs ou les régisseurs du spectacle. Jouez avec la marionnette virtuelle qui interprète l’héroïne principale de l’histoire, manipulez-la en direct et interagissez sur le décor.

Le Cube – centre de création numérique, Issy-les-Moulineaux
20, Cours Saint Vincent
Tél. 01 58 88 3000
www.lesiteducube.com
le samedi 6 novembre de 14h à 17h
tarif gratuit avec Pass Cube ou 8€
public adulte